Antenne Pays Bigouden

Les coordonnées du responsable de l'Antenne peuvent être demandées au secrétariat au 02.98.55.51.43
 

Ouest-France – Pouldreuzic – 19 novembre 25

La Communauté des communes du Haut Pays bigouden, après le succès de l’an passé, a reconduit son action autour de la sensibilisation à la différence et au handicap, en programmant une séance avec le film d’animation Valentina, samedi, à 14h00, à la salle P.-J.-Hélias.

Associations et communauté des communes ont construit un programme complet de sensibilisation et débat. | Ouest-France

Le dessin animé d’une heure, réalisé par l’espagnol Chelo Loureiro, parle d’une petite fille trisomique qui veut devenir trapéziste. Les messages sont transmis avec subtilité. Le film parle de s’émanciper pour s’épanouir pour tous malgré les différences. La projection se veut donc familiale et accessible dès 7 ans. Le film, le format « forum » permettra aux associations de se faire connaître (Adapei 29, ker’aidants, comité 360, joyeux penkaled et autres).

Parallèlement, les CLSH de Landudec, Plogastel, Pouldreuzic, Plozévet et Plonéour sont invités à produire des fresques dans chaque centre, ce mercredi 19 et participer aux Olympiades des droits de l’enfant l’après-midi au gymnase de Pouldreuzic.

Samedi, ciné-forum handicap, de 14h00 à 17h00.

Résa conseillée 02 98 54 49 04 ou vpicard@cchpb.com


Le Télégramme – Pont-l’Abbé – 7 juillet 2025

À La Torche, une séance d’handisurf a permis, samedi 5 juillet 2025, à plusieurs personnes en situation de handicap de goûter aux plaisirs de la glisse. Grâce à son nouveau fauteuil adapté, le club Rise Up va désormais gagner en inclusivité.

Samedi 5 juillet 2025, le Rotary Club Quimper-Odet a fait don d’un fauteuil hippocampe à l’association Rise Up surf club de La Torche. Un équipement permettant de mettre à l’eau des personnes en situation de handicap. (Christine Bogdanowicz-Bindert)

Encadré par trois accompagnants, Jean-Henri Kerveillant glisse avec aisance sur les vagues de La Torche. Amputé partiellement de ses membres inférieurs, ce Plonéouriste de 58 ans savoure pourtant les mêmes sensations de glisse que n’importe quel autre surfeur. Ce samedi 5 juillet après-midi, il faisait partie de la dizaine de participants à une séance d’handisurf, organisée sur le célèbre spot du Pays bigouden.

Quel que soit le handicap, une dizaine de personnes a pu profiter des plaisirs de la glisse, samedi 5 juillet 2025, sur le site de La Torche. (Christine Bogdanowicz-Bindert)

Depuis le printemps et jusqu’à la Toussaint, l’association Handisport Cornouaille Quimper propose une séance mensuelle de surf adapté. Une activité parmi la vingtaine qu’elle encadre toute l’année, à destination des personnes en situation de handicap. Ce samedi, une trentaine de bénévoles et aidants étaient mobilisés pour assurer la sécurité et le bon déroulement de la session.

L’encadrement technique était assuré par deux moniteurs du Rise Up Surf Club, engagé depuis plusieurs années dans le développement de l’handisurf dans le secteur. « Notre rôle est de conseiller les pratiquants à l’eau, qu’il s’agisse des surfeurs ou de leurs accompagnants, afin qu’ils puissent être guidés au mieux », explique Sébastien Le Berre de Rise Up, seule école labellisée handisurf dans le Sud-Finistère.

« Une aide précieuse »

Si la discipline s’ouvre à tous les profils, les structures souffrent toutefois d’un manque de matériel adapté, souvent onéreux, permettant de mieux prendre en charge les personnes concernées. Pour répondre à ce besoin, les membres du Rotary Club Quimper-Odet étaient présents au surf club, ce samedi, pour faire don d’un fauteuil hippocampe, d’une valeur de plus de 3 000 €. Un équipement amphibie indispensable pour faciliter l’accès à l’eau des personnes en situation de handicap.

« Pour nous, c’est une aide précieuse », se réjouit Sébastien Le Berre, qui ne disposait jusqu’alors que d’un seul fauteuil de ce type. « Désormais, plus besoin de faire patienter une personne pendant qu’une autre est à l’eau. Cela va fluidifier l’organisation et nous permettra d’envisager deux séances simultanées », indique le moniteur.

Le Rotary Club Quimper-Odet a fait don, au club de surf Rise Up, d’un second fauteuil amphibie, samedi 5 juillet 2025. (Le Télégramme/Guirec Flécher)

Deux autres dons de matériel

Ce nouveau don s’inscrit dans la continuité d’un engagement entamé en 2021, lorsque le Rotary avait déjà offert un premier fauteuil, puis une planche de surf adaptée l’année suivante. Les fonds récoltés pour ces financements « proviennent de la vente d’espaces publicitaires dans notre magazine annuel. Ensuite, nous collaborons avec des associations locales qui portent des projets liés au handicap », précise Annick Goupy-Le Gall, 47e présidente, nouvellement élue du Rotary Club Quimper-Odet.

Parmi les premiers à tester le nouveau fauteuil, Jean-Henri Kerveillant en atteste : « Sans ça, je n’aurais jamais été à l’eau ». Mais plus que le matériel, il tient surtout à saluer l’engagement des bénévoles, qui rendent ces moments possibles.


Le Télégramme – Pont-l’Abbé – 5 mars 2025

Avec la récente cessation d’activité de l’association La navette de Cornouaille, Naomie, de Plonéour-Lanvern, en situation de handicap se retrouve sans solution de transport pour rejoindre son accueil de jour. Sa famille se sent démunie.

Angélique Bourleau espère encore trouver une solution, et le soutien des collectivités. Faute de solution de transport vers l’accueil de jour de Quimper, sa fille Naomie, atteinte de déficiences mentales, pourrait bientôt devoir rester seule toute la journée à la maison, en attendant que sa mère rentre du travail.

Domiciliée à Plonéour-Lanvern, Angélique Bourleau s’occupe de sa fille Naomie, 22 ans, en situation de handicap. Cette dernière est accueillie en résidence de jour, du lundi au vendredi, par l’association Les Papillons blancs 29, importante structure d’accompagnement de personnes en situation de handicap mental dans le Finistère. D’octobre 2023 à septembre 2024, elle allait à Plogonnec et, depuis la fermeture de cet accueil de jour, c’est à celui de Quimper qu’elle se rend chaque semaine.

Pour le transport du domicile vers l’accueil de jour, et le trajet retour, les Papillons blancs faisaient appel à l’association La Navette de Cornouaille. Naomie partageait ainsi le trajet, et la facture, avec Antoine (*), un autre jeune en situation de handicap. Le coût s’élevait alors pour la famille Bourleau à 368 € par mois, une fois déduite l’aide de 200 € du conseil départemental au titre de la PCH (Prestation de compensation du handicap).

Un coût de transport multiplié par trois

Seulement voilà, La navette de Cornouaille annonce sa cessation d’activité à partir du 1er mars. Plus de moyen de transport pour Naomie et Antoine. Les Papillons blancs cherchent alors une alternative. Les autres transporteurs présentent des devis qui coûteraient plus de 1 000 € par mois et par personne, une fois déduite l’aide de 200 € du Département. Impossible d’envisager un tel coût pour les familles.

Le conseil départemental interpellé

Le 19 février, les Papillons blancs saisissent le conseil départemental, collectivité de premier rang concernant les questions de handicap. L’association alerte sur la situation : deux jeunes atteints de handicaps mentaux ne vont bientôt plus pouvoir se rendre en accueil de jour, faute de pouvoir en financer le transport. Mais l’institution n’apporte pas de réponse. « Nous intervenons avec la PCH à hauteur du plafond légal de 200 €. Dans l’état actuel des choses, il n’y a pas d’étude au cas par cas, c’est le montant de la prestation du handicap légal qui s’applique, indique Guillaume Menguy, directeur de cabinet de Mael de Calan, président du conseil départemental. On va regarder ce que cette situation révèle comme problématique autour de la question du transport ».

« À nous de nous débrouiller »

En attendant, Angélique Bouleau est consternée : « Je suis tombée des nues quand les Papillons blancs m’ont appelée pour me dire que c’était désormais à nous de nous débrouiller pour trouver une solution de transport pour Naomie et Antoine ! ». Elle alerte les collectivités, se rend en mairie, où le CCAS (centre communal d’action sociale) ne lui propose pas de solution. Elle appelle elle-même le conseil départemental : « Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien pour nous ». Auprès de la Maison départementale pour les personnes handicapées ? Pas de solution non plus.

Un sursis, et après ?

Les Papillons blancs 29 ont d’abord proposé la mise en place d’un taxi mais seulement pour l’aller, pas le retour, et à un horaire qui ne convenait pas. Une solution provisoire a alors été trouvée avec la structure d’accueil : la possibilité d’un taxi jusqu’au 28 mars. Un sursis. Et après ? Pour l’instant, rien. « On va continuer à se battre », lance Angélique. « On va adresser un courrier à Maël de Calan pour alerter sur notre situation. Cette question du coût du transport en accueil de jour, on n’est sans doute pas les seules à être concernées ! » Elle ajoute que « l’aide du Département devrait être proportionnelle au coût du transport. Aujourd’hui, que la facture soit de 300 ou de 1 000 €, l’aide versée est la même : 200 €… Mais les situations sont différentes selon les cas. Nous, en zones rurales, on est plus éloignés, c’est plus compliqué… On a l’impression d’être un peu laissés pour compte ».

(*) Le prénom a été changé


Le Télégramme – Pont-l’Abbé – 4 mars 2025 – Par Delphine Tanguy

La maladie de Lyme, transmise par les tiques est souvent méconnue et mal diagnostiquée. Elle-même atteinte de cette maladie invalidante, la Tréméocoise Catherine Roy témoigne pour alerter.

Catherine Roy, atteinte de la maladie de Lyme, et son chien Patou. (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

« En 2020 quand j’ai développé la maladie, j’ai mis un certain temps à être diagnostiquée », relate Catherine Roy, 66 ans. « Un matin d’août 2020, je me suis réveillée avec la jambe droite paralysée, des nausées et la tête qui tourne », relate cette habitante de Tréméoc.

Du service des urgences de Pont-l’Abbé où elle est hospitalisée durant deux jours sans qu’on puisse déterminer la cause de sa paralysie et de ses douleurs, on la transfère au service neurologique de Quimper pour passer une IRM. Le résultat ne décèle aucune anomalie ni la batterie d’examens qu’on lui fait passer.

Après un mois d’hospitalisation, arrive le dernier examen, une ponction lombaire, et le diagnostic tombe. Elle est atteinte de la maladie de Lyme et d’une méningite. Dans son malheur, elle a eu la chance d’avoir affaire à un neurologue « très humain » et « qui ne l’a pas prise pour une folle ». L’errance médicale peut en effet durer plusieurs années pour les personnes atteintes de la maladie de Lyme – ou borréliose de Lyme – transmise par la tique. Entre 1 700 et 3 000 Bretons la contracteraient chaque année, selon les estimations du réseau de médecins Sentinelles.

Elle souffre de douleurs articulaires et de crampes jour et nuit

« Quand je quitte l’hôpital, après un traitement antibiotique de deux semaines, je boite de ma jambe droite et j’ai des pertes de mémoire mais je ne suis plus incomprise. Mon neurologue a été très rassurant et s’est engagé à me suivre dès que des formes prolongées de la maladie reviendraient », poursuit Catherine. Et c’est effectivement le cas, un an plus tard, en août 2021, où de violentes douleurs au ventre l’empêchent de respirer. Elle est à nouveau hospitalisée en urgence. Après ce nouvel épisode, elle reste très fatiguée et souffre, encore 5 ans après de douleurs articulaires et de crampes jour et nuit.

Plutôt que d’avoir recours à des médicaments dont elle supporte difficilement les effets secondaires, son remède a été la marche aquatique. « Mon neurologue m’a fait une ordonnance pour le sport santé et grâce à la marche aquatique, j’ai remusclé ma jambe droite. Dans l’océan, c’est le seul moment apaisant où je ne ressens plus mes douleurs articulaires », décrit Catherine Roy qui regrette que cette activité ne soit pas plus soutenue par les pouvoirs publics.

« Cette maladie, c’est l’inconnu »

« Cette maladie, c’est l’inconnu. Elle peut être assimilée à plein de choses et c’est pour cela qu’on passe à côté », alerte cette dernière. Le fait d’en parler à son médecin généraliste a d’ailleurs permis de diagnostiquer un patient. « Les enfants sont les premières victimes mais aussi les randonneurs ou ceux qui travaillent en forêt ou aux espaces verts », avertit cette mère d’un jeune adulte travaillant en Esat. Pour prévenir et informer, l’antenne bigoudène de l’ADAPEI 29 (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) dont elle fait partie organise une conférence sur le sujet avec des personnes elles-mêmes atteintes qui témoigneront de leurs parcours. Elle sera également relayée auprès des travailleurs en situation de handicap intervenant sur des chantiers en extérieur. « Il faut bien surveiller les taches rouges. Une tique peut aller partout, même très haut dans le dos », conseille-t-elle.

Pratique

L’antenne bigoudène de l’ADAPEI 29 (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) organise avec l’association France Lyme une conférence sur la maladie de Lyme le 12 mars à 18h00 salle Jules-Ferry à Plonéour-Lanvern. Elle sera animée par Philippe Berlivet, enseignant et directeur de formation des manipulateurs d’électroradiologie médicale à Brest et Sylvie Sola, bénévole de France Lyme Finistère.


Le Télégramme – Pouldreuzic – 24 février 2025

Plusieurs associations et dispositifs proposent une rencontre autour du handicap le samedi 15 mars 25 de 14h00 à 17h00, à la salle Pierre Jakez-Hélias à Pouldreuzic.

Le Haut Pays bigouden accueille le 15 mars un temps fort autour du handicap, ouvert à tous, avec projection d’un film et forum où seront présents les associations et dispositifs locaux d’aide et de conseils.

Au programme un film suivi d’un forum en présence de tous les partenaires. L’opération est soutenue par le Haut Pays bigouden dans le cadre de sa convention territoriale générale. Cette première est, aux yeux des organisateurs, une façon de briser l’isolement.

Communauté 360, PCPE, Adapei 29, Ker’aidants, CAPH 29, collectif Hand 29, Joyeux Pencalet, Autonomie et Handicap et le pôle ressources Handicap seront présents. Familles et public pourront rencontrer tous les intervenants du domaine du handicap. Des ateliers sensoriels seront mis en place pour les enfants

Le film projeté, « Vincent et les autres », un documentaire de Philippe Lucas, raconte le parcours de Vincent infirme moteur cérébral qui vit avec ce handicap qui perturbe sa motricité et son élocution. Il s’agit d’un regard naturel et simple sur un parcours de vie.

Pratique

Pour le ciné forum (entrée gratuite), inscription gratuite et conseillée auprès de la communauté de communes, tél. 02 98 54 49 04.


Ouest-France – Pouldreuzic – 14 février 25

Plusieurs associations et dispositifs proposent une rencontre autour du handicap, samedi 15 mars, de 14h00 à 17h00, à la salle Pierre-Jakez-Hélias de Pouldreuzic, avec la projection du film Vincent et les autres, suivie d’un forum avec les stands des partenaires. Seront présents la Communauté 360, PCPE, l’Adapei 29, Ker’aidants, CAPH 29, le collectif Hand 29, Joyeux Pencalet, Autonomie et handicap et le Pôle ressources handicap.

Représentants des associations, élus et communauté de communes ont présenté la journée du samedi 15 mars sur le handicap. | Ouest-France

Il s’agit d’une première pour les organisateurs, avec la formule d’un forum où toutes les associations ou structures seront accessibles après le film. Le public pourra donc rencontrer ceux qui interviennent dans le domaine du handicap. Des ateliers sensoriels pour les enfants seront mis en place.

Le film Vincent et les autres, tourné en 2020, est un documentaire de Philippe Lucas, qui raconte le parcours de Vincent, « beau gosse bien dans sa peau », qui vit avec un statut d’infirme moteur cérébral perturbant sa motricité et son élocution. Il s’agit d’un regard naturel sur un parcours de vie.

Renseignements et réservation (conseillée) : communauté de communes, au 02 98 54 49 04. Entrée gratuite.


Deux associations organisent un défi « pour faire du sport autrement »

Ouest-France – Finistère – Plomeur – 5 avril 24

L’Association Collectif 29 – Accueillir la différence, Plomeur Tennis de table et la municipalité organisent ce samedi 6 avril 2024, de 10h30 à 13h30, à la salle Ti-Kêr à Pendrev, un défi sportif inclusif : « Faire du sport autrement ». Explications avec les organisateurs.

Stéphane Cosquer, pour Plomeur tennis de table, Martine Olivier pour Collectif 29 – Accueillir la différence et Stéphane Daoulas, pour la commune, ont présenté, en présence de Jean-Luc Billien le défi sportif « Faire du sport autrement ». | Ouest-France

Élus et associations organisent ce samedi 6 avril 2024, de 10h30 à 13h30, à la salle Ti-Kêr à Plomeur (Finistère), un défi sportif « faire du sport autrement ». Explications avec les organisateurs, Stéphane Cosquer, pour Plomeur tennis de table, Martine Olivier pour Collectif 29 – Accueillir la différence et Stéphane Daoulas, pour la commune.

Quel est le principe de ce défi sportif inclusif ?

Il nous a été inspiré par la rencontre de jeunes sportifs pratiquant les disciplines sportives du sport partagé et par le succès remporté, l’an dernier, par la première édition que nous avions organisée avec Plomeur tennis de table, en partenariat avec la municipalité qui a signé une convention. Nous avons bien compris que se dépasser dans une activité́ tout en prenant soin de son coéquipier et être fier d’avoir relevé́ le défi ensemble est une formule innovante, enrichissante et complémentaire aux pratiques sportives entre pairs…

Qui peut y participer ?

L’activité́ physique et sportive est un puissant vecteur de lien social et de bien-être. Elle remplit toutes les fonctions nécessaires à l’accueil de la différence. Ainsi : dans un lieu commun, en équipes mixtes, enfants et personnes porteuses ou pas d’un handicap peuvent participer, sur un temps partagé, à des activités physiques et sportives, organisées par la collectivité́ et animées par les associations de la commune.

Concrètement, comment ce défi se déroulera dans la commune ?

Plomeur Tennis de Table a voulu s’associer à cette initiative avec la commune et l’association Collectif 29 – Accueillir la différence. Pour cela, tout au long de la matinée, la municipalité accepte de prêter sa salle à Pendrev et d’offrir le pot de l’amitié.

Quant à Plomeur Tennis de table il mettra ses matériels (tables, balles, raquettes…) à disposition, proposera et organisera les rencontres de tennis de table mixtes avec des équipes formées par des personnes à handicap et des personnes valides, dont plusieurs sont licenciées au sein du club.

Ces rencontres, placées sous le parrainage de Jean-Luc Billien, seront ouvertes à tous publics et à tout âge. Elles se termineront par une remise de médailles et de coupes.

Parmi les personnes présentes figureront notamment des adultes de l’Esat de Plonéour et, certainement, d’autres venues individuellement souhaitant découvrir et s’initier au tennis de table.


Ouest-France – Plonéour-Lanvern – 4 avril 24

Ancien travailleur de l’Esat (établissement et service d’aide par le travail) à Plonéour (Finistère), Antoine L’Her est aujourd’hui employé communal. Un passage marquant du milieu « protégé » au milieu « ordinaire »

Antoine L’Her est désormais employé communal à Plonéour (Finistère). | Ouest-France

L’émotion et la fierté étaient palpables lors du pot de départ organisé pour Antoine L’Her, ce vendredi 29 mars 2024, à l’Esat (établissement et service d’aide par le travail) du Pays bigouden, à Plonéour (Finistère). Et pour cause : l’établissement fêtait l’intégration « en milieu ordinaire » d’Antoine L’Her, jusqu’ici salarié de l’établissement d’aide par le travail, réservé aux personnes en situation de handicap et visant leur insertion sociale ou professionnelle. Un évènement, pour le directeur, Thierry Berneuil : « C’est seulement le 3e travailleur à réussir cette intégration sur le Pays bigouden ».

Lorsqu’on demande à Antoine L’Her les raisons de cette réussite, il explique d’emblée : « J’avais de l’ambition, je voulais réussir. ». Une détermination, qui se lit dans le parcours du jeune homme. Après une formation en menuiserie, celui-ci se forme à l’entretien des espaces verts. De stages en petits contrats, il monte en compétence et s’intègre à l’équipe communale des espaces verts de Plonéour.

« C’est une reconnaissance, je suis comme tout le monde »

« J’ai été très bien accueilli, j’ai pu travailler en autonomie. » Antoine s’accroche, obtient même ses permis de conduire EB et E, « un exemple pour les autres travailleurs de l’Esat », souligne Thierry Berneuil. Après trois ans de contrat avec la mairie de Plonéour, Antoine est récompensé : il signe son CDI en milieu ordinaire, pleinement intégré à l’équipe municipale.

« C’est une reconnaissance, je suis comme tout le monde », déclare Antoine. Une incorporation dans le milieu ordinaire, qui ouvre des portes, comme pour demander un prêt bancaire, ou effectuer certains actes administratifs. « Pour l’instant, je ne me rends pas compte, on verra bien ce qui va se passer, mais je ne suis pas inquiet », conclut Antoine L’Her.

« La preuve que c’est possible »

Thierry Berneuil, quant à lui, ne masque pas sa satisfaction : « C’est la preuve que c’est possible, ce sont des portes qui s’ouvrent. Les travailleurs sont les premiers acteurs pour créer les passerelles entre les milieux ordinaires et protégés. »

Un processus d’émancipation qui concorde avec le dernier rapport IGAS (inspection générale des affaires sociales), précisant la mission des Esat : « Assurer l’insertion des travailleurs qui le peuvent et le souhaitent », et « assurer dans une logique d’autodétermination la capacité des personnes à organiser leur vie selon leurs préférences ».


Le Télégramme – Plonéour-Lanvern – 31 mars 2024 – Marwan Nabli

Après seize ans de bons et loyaux services, Antoine L’Her, quitte l’Esat du Pays bigouden à Plonéour-Lanvern et intègre les services techniques de la mairie locale. Une promotion synonyme de belle récompense pour le Pont-l‘Abbiste de 36 ans.

Antoine (en polo), pose aux côtés d’accompagnateurs et d’amis devant l’Esat du Pays bigouden à Plonéour-Lanvern (Le Télégramme/Marwan Nabli)

« Antoine est la preuve que si vous vous accrochez, vous aussi vous pouvez atteindre vos objectifs ». Joël Lucas ne cache pas son émotion ce vendredi 29 mars à l’Esat du Pays bigouden de Plonéour-Lanvern. Le responsable d’ateliers, accompagné par vingt autres travailleurs en situation de handicap, a levé son verre en hommage à Antoine L’Her, 36 ans, qui quitte l’établissement médico-social de travail protégé après seize ans pour rejoindre le service des espaces verts de la mairie plonéouriste, et ainsi s’intégrer dans le milieu ordinaire. « J’étais ambitieux, et maintenant je suis fier d’avoir accompli mon objectif », avance le principal intéressé, qui symbolise une nouvelle réussite pour l’établissement, géré par l’association Les Papillons Blancs du Finistère.

Un exemple d’abnégation

Dans le hall d’entrée de l’Esat, Antoine est trop intimidé par les regards qui se fixent sur lui pour entreprendre un discours, mais le sourire qui se fige sur son visage est assez communicatif pour comprendre. « Je suis très heureux parce que je vais être plus autonome, je n’aurais pas pu imaginer ça, il y a 15 ans », confie-t-il un peu plus tôt.

« En arrivant ici, il avait déjà un bon niveau de compétences, ensuite, il s’est montré assez rigoureux pour progresser », souligne Joël Lucas.

Titulaire d’une formation en menuiserie, le Pont-l‘Abbiste a tout appris sur l’entretien des espaces verts à l’Esat. Il a passé deux des trois dernières années déjà intégré dans les services techniques de Plonéour-Lanvern grâce à un contrat de travail de droit commun et a toujours scandé haut et fort : « Je veux avancer malgré mon statut ».

« Je veux avancer malgré mon statut »

« Ça change tout »

Les habitudes d’Antoine ne seront plus les mêmes dorénavant : « Ça change tout », avance-t-il. « Il n’aura plus accès à certaines aides sociales de la Caf mais ça va lui faciliter certaines tâches administratives comme l’accès aux prêts bancaires », estime Thierry Berneuil, le directeur du pôle formation et travail de l’Esat. Pour le responsable, le futur agent d’entretien peut maintenant « répondre à des exigences différentes de celles du milieu protégé ».

Antoine, vêtu d’un polo, et les membres de l’Esat ont partagé un goûter pour fêter son départ. (Le Télégramme/Marwan Nabli)

Un environnement qui permet cette intégration

Si les Esat forment au quotidien des personnes en situation de handicap, leur intégration n’est pour autant pas toujours garantie : « C’est la troisième personne qui quitte les lieux pour le milieu ordinaire depuis des dizaines d’années », détaille Thierry Berneuil. Ce dernier estime que la différence se joue dans la volonté des acteurs locaux comme les mairies. Il espère que dans les années à venir les travailleurs qui le souhaitent puissent « être accompagnés et prendre suffisamment confiance pour prendre exemple sur Antoine ».

Le Pont-l‘Abbiste lui se languit de retrouver ses nouveaux collègues le 2 avril pour sa prise de poste.


Handicap mental : l’Adapei du Pays bigouden soutient les familles

Le Télégramme – Pont-l’Abbé – 18 janvier 2024 – Par Delphine Tanguy

Soucieuse d’accompagner au mieux les parents d’enfants en situation de handicap mental, l’antenne bigoudène de l’Adapei souhaite trouver un nouvel élan.

Jean-François Marandola, responsable de l’antenne bigoudène de l’ADAPEI et Ghislaine Guirriec, déléguée. (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

Réactivée en 2017, l’antenne bigoudène de l’Adapei (Association départementale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales) s’est fixée pour mission d’accompagner et de soutenir les familles. Sur le territoire du Pays bigouden, une cinquantaine de familles sont ainsi épaulées et partagent leurs expériences.

« On fait face aux mêmes difficultés »

« Chaque handicap est différent. Certains vont aller travailler ou à l’école, d’autres pas, mais on vit beaucoup les mêmes choses. On se comprend. On fait face aux mêmes difficultés : le manque de place, d’accompagnement », relate Jean-François Marandola, vice-président de l’ADAPEI 29. Il anime l’antenne au côté de Ghislaine Guirriec avec la volonté de faire partie du tissu associatif local. « Le handicap mental fait peur. C’est un handicap qui ne se voit pas mais on veut faire comprendre aux gens que nos enfants ont les mêmes envies, les mêmes besoins de s’amuser, de s’aimer et qu’il faut leur faire de la place », soutiennent-ils.

L’association aimerait relancer les moments festifs que la période Covid a empêchés mais aussi inviter les jeunes parents à les rejoindre. Ils ont par ailleurs proposé aux municipalités de les considérer comme des personnes « ressource », pour apporter un autre regard sur le handicap mental. Des communes comme Pont-l’Abbé et Plonéour-Lanvern font ainsi appel à eux pour certains projets.

« En tant que parents, il y a deux grandes questions : qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants quand on sera parti et ce qu’ils vont devenir ? »

Répondre aux inquiétudes des parents

La préoccupation de l’association est également de permettre aux parents de se projeter dans l’avenir en se posant la question de l’après. « En tant que parents, il y a deux grandes questions : qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants quand on sera parti et qu’est-ce qu’ils vont devenir ? Est-ce qu’ils vont pouvoir continuer leurs loisirs, avoir un suivi médical, social ? », émet Jean-François Marandola.

Cette question de l’après est au cœur du projet de l’Adapei 29, qui réunit 850 adhérents dans le Finistère. Un dispositif de soutien aux aidants vieillissants d’enfants atteint de handicap mental est expérimenté depuis octobre et concerne une soixantaine de familles dans le département. Il a été ouvert à toutes formes de handicap. Ce projet pilote en France, en co-construction avec des professionnels, s’inspire du dispositif Madras existant depuis une vingtaine d’années en Belgique et qui s’appuie sur un maillage d’assistantes sociales.

Pratique

Contact de l’antenne bigoudène de l’Adapei : Jean-François Marandola au 06 70 35 06 86 ou jean-françois.marandola@outlook.fr et Ghislaine Guirriec : 06 63 28 77 64 ou guirriec.ghislaine@gmail.com.